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eriizustrations

daily kabuki

Recherches pour un nouveau projet  : Daily Kabuki, où sont mises en scène les femmes dans leur quotidien.

Les masques tombent, l’apparence ne trompe plus. Certaines situations ne peuvent plus être maquillées.

Ennui, fatigue, cheveux coincés, mascara dans l’oeil et autres désagréments rattrapent l’être intime qui a soigneusement passé 1h devant le miroir, armé d’outils de camouflage.

Si vous avez des images de votre Daily Kabuki, et que vous souhaitez participer à mon projet, envoyez-les moi par mail.

IF : Save

Elle n’a de refuge que dans le monde qu’elle s’invente.

She has refuge only in the world she is invented.

DUR de supporter l’air PUR

Des vieilles jambes, des chaussures en plastique et surtout des rêves plein le sac.

Je n’mets plus les pieds sur terre, j’trouve ça hasbeen…

artichoke

A force d’être un coeur d’artichaut, il ne me restera bientôt plus que les feuilles.

m’icient et m’ailleurent

Je connais cet endroit intime. Je suis souvent passée devant sa porte d’entrée, les samedis matins déserts, choisissant cet itinéraire pour m’autoriser une diversion avant le travail.

Je connais cet endroit amical. J’ai souvent regardé par sa fenêtre, imaginant quelle pouvait être la vie précédente de la passerelle. Et quelle passerelle avait-il prise pour se retrouver ici.

Je connais cet endroit secret. Was ist das?

Je reconnais les empreintes, qu’ici il a laissées. Pensant à cela, je me demande s’il a laissé les petits cailloux blancs qui mènent jusque chez lui. Pensant à cela, mon esprit se déplace déjà en rêve, ailleurs.

Je ne connais pas cet endroit, ailleurs. Mais je sais qu’ici il nous a confié les clés pour qu’on puisse l’y retrouver.

Tof, je te donne rendez-vous en juillet, probablement le 10, dans ton nouveau chez toi…

pétale

erimuziic

Le paysage se déplaçait derrière la vitre de la 2CV. La buée le rendait flou.

Mon regard ne savait pas où se fixer. J’ai alors regardé mes émotions.

Elles étaient si fortes que je n’ai pu que pleurer.

- Mais que t’arrive-t-il? me dit mon père.

- C’est la musique. Elle est belle, et triste! lui ai-je répondu.

J’avais 4 ans. Prélude d’une rencontre avec le son. Le coeur qui bat la sarabande.

Comme pour beaucoup de personnes, certains sons me rapprochent d’un temps passé, mélopées réveillant l’émotion de mon enfance, sans bémol, sans trémolos.

D’autres confirment l’émotion présente, l’enrobent de justesse. Points d’orgues à l’instant présent, font vibrer la corde sensible.

Et d’autres encore me font faire un bond vers l’avant, donnent le LA des moments à venir.

Les sons se jouent du temps qui s’écoule, partitionnent les moments et donnent la clé, égrennent des gammes tantôt ascendantes, tantôt relatives - majeures - mineures.

C’est pourquoi aujourd’hui il va de l’évidence, la création de la catégorie erimuziic, pour partager avec vous mes voyages musicaux…

IF : Blanket

J’ai repensé à Joseph Beuys et à sa performance ” I like America and America likes Me”.

Une couverture de feutre et un bâton devaient suffire à le protéger d’un coyotte.

Qu’aurait-il ajouté pour se protéger d’oiseaux, comme dans le film d’Hitchcock ?

I rethought about Joseph Beuys’s performance ” I like America and America likes Me”.

A felt cover and a stick were to be enough to protect him from a coyotte.

What would he have added to be protected from birds, as in the Hitchcock’s film?

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