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Quel avenir pour les djs a l’ère électronique ?

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Quel avenir pour les djs a l'ère électronique ?

Les DJ pourraient être, s’ils le voulaient et sortaient du seul idiome Tek Hardcore Boum Boum auquel ils se sont longtemps limités, et acceptent de se cultiver (plus qu’un musicien live, qui ne peut pas QUE copier, au risque de perdre toute individualité et donc tout intérêt) dans leur musique de prédilection, ils pourraient devenir les mémoires de la musique passée dans le présent pour le futur, comme les rebelles qui lisent des livres interdits dans "Farenheit 451" de Ray Bradbury pour qu’ils vivent en eux, aujourd’hui musicalement contre la mondialisation, le formatage qui voudrait que partout on ait les mêmes pop rock tek r’n’b hiphop rap et j’en passe au mépris des cultures et des individualités. Les DJ peuvent faire vivre et voyager les musiques.

Mais quel peut être leur avenir dans un monde où internet offre des banques de données de musiques et d’images plus qu’aucun ne pourra jamais en transporter ? Ou la technologie permet de remplacer l’humain par l’électronique, de le modifier, d’en faire une mutation éloignée, robotique ? De plus, dans les MP3 Parties, le DeeJaying s’est démocratisé à tout le monde, donc à personne en propre, et ils y ont perdu un peu de leur légitimité.

Et si la chance de survie des DJs était la main tendue des musiques vivantes ? Humblement, de DJ du dance floor des discothèques, ce qui est musicalement abrutissant au possible pour le public, au juke boxe à la demande, ce qui doit être très ingrat pour eux, peut-être leur prochain défi serait-il de devenir, justement, des découvreurs de musiques pas forcément électroniques, de nous les faire découvrir ou redécouvrir, de les faire entrer dans le XXIème siècle par leurs remixes en les modernisant de beats broken, ou en les mixant entre elles avec talent.

Apprendre, aussi, à jouer AVEC les musiciens Live et Vivants, à s’y adapter, apprendre la mise en place comme n’importe quel rythmicien ou l’improvisation. Si les musiciens live ont fait tant d’efforts pour maîtriser leurs instruments, pourquoi les DJ en seraient-ils dispensés ? Leur travail est différent : culture musicale encyclopédique, mise en place moyennant adaptation de leurs décibels pour entendre les autres et les laisser être entendus et provocation par leurs mixes de rencontres originales, imprévues, impossibles entre cultures, musiciens, traffics, bidouillages et mutations sonores en tous genres, comme le dub a su le faire, mais pas seulement...

Après leurs années stars d’électronisme robotique, peut-être le temps est-il venu pour les DJ de redescendre de leur piédestal en forme de cage de verre dominant les danseurs, de se confronter au monde musical, de devenir, simplement, HUMAINS, citoyens du monde, MUSICIENS. A eux de montrer leur culture, leur talent musical, leur ouverture d’esprit, leurs capacités d’improvisation, de se rendre utiles, indispensables à la scène musicale, non plus comme mutants mais comme musiciens, fussent-ils électroniques. Ils nous ont montré qu’ils pouvaient nous faire aimer un monde de machines, les faire groover, nous faire danser dessus. Qu’ils nous montrent maintenant leur part d’humanité profonde, ce qu’ils ont et qu’aucune machine n’aura jamais.

En un sens, c’est un défi magnifique qui ferait un beau sujet de science fiction : les hommes musiciens contre les machines, rejoints par leurs amis mutants DJ, contre les robots et leur bruits uniquement fonctionnels. Cette oeuvre existe déjà dans le Jazz. il sagit du Conte Musical "The Little Trumpet" composé et enregistré en 1995 par Stefan F. Winter (futur producteur avec son frère Michael du label "Winter & Winter"), qui relate la lutte des instruments de "Panacoustica" (joués par Herb Robertson, trompette, bugle ; Tim Berne, saxophone ou encore Bill Frisell, guitare, que des pointures du Jazz New-Yorkais de l’époque ) contre les "machines" qui les kidnappent pour des usages de production industrielle, et les instruments gagnent pacifiquement, en endormant les machines par le charme de leurs harmonies collectives et libèrent leurs parents, amis et collègues emprisonnés.

Electro , Electro-Groove , Strasbourg , Tribune libre

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