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Stéphane Fernandez Group : Mana Ia

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Stéphane Fernandez Group : Mana Ia

Stéphane Fernandez est né en 1978 à Marseille, et a toujours vécu une guitare à la main, passé par la guitare classique, le flamenco, la Bossa Nova de Jobim et Moraes, puis la découverte de l’électricité au lycée et de la distorsion avec « Rape On Earth » de Patrick Rondat, sa référence en guitare électrique, illuminé par « Standards » de Biréli Lagrène et « Travels » de Pat Metheny, découvrit le funk d’Herbie Hancock et la fusion d’Alain Caron, enseigna en Nouvelle Calédonie, rencontra dans un quartet de fusion, GINKGO, Youssef Bouchou à la basse, Alex Harvey aux saxophones, et en 2006, monte avec eux son Stéphane Fernandez Group en y ajoutant Jerôme Marchand au violoncelle et des invités de prestige, enregistrant cet album « Mana ia », où se retrouvent ces influences Flamenco, Bossa portées à l’intensité électrique Rock et Funk par l’improvisation entre ces musiciens, ces influences et ces rencontres.

(...) Aucun doute, « ça joue », comme disent les musiciens, avec la profondeur ethnique du flamenco ou de la bossa (...)

Stéphane Fernandez Group reportage france ô

Dès l’éponyme « Mana ia », après des accords de flamenco introductifs, on part en biguine (Mario Canonge est invité aux claviers et part en salsa) et on peut apprécier le saxophone d’Alex Harvey, aussi varié rythmiquement et Balkanique qu’un Julien Lourau dans « The Rise » sur la basse groove de Linley Marthe et la batterie de Mokhtar Samba, ça part très fort et vous souffle ailleurs d’emblée.

Le violoncelle de Jérome Marchand vient à l’unisson de la guitare introduire « Lettre A Caroline », avec à la fois une chaleur baroque et une liberté jazz à la Vincent Courtois, puis la Lettre se fait plus groove, à la George Benson ou Biréli Lagrène sur un clavier cristallin de Canonge, du souterrain au sous-marin, du tellurique terrien au liquide minéral, avec des nuances de jeu dans la fusion à la Weather Report sur la basse de Linley Marthe et la batterie de Chander Sardjoe invité sur ce titre. La transe ethnique s’intensifie jusqu’au groove spatial.

« Double Bass » repart à la George Benson sur les cymbales de Mokhtar Samba, puis la guitare s’allie au saxophone d’Alex Harvey qui l’emmène de plus en plus loin sur des trilles à la Biréli, et le fender rhodes de Canonge vient chatouiller la batterie de Samba sur son solo Hancockien par ses accords perlés, prolongés par l’électricité et ses échos.

La Ballade « Liane Jade » est tissée par le clavier, autour duquel s’enroulent le souffle du saxophone, les cordes de la guitare et celles de la basse de Youssef Bouchou en d’hypnotisantes volutes. Retour à l’énergie Live et Fusion avec « Avio », ou Fernandez assure la basse Pastoriusienne et la guitare Birèlienne, soutenant le saxophone funky puis balkanique d’Alex Harvey qui s’envole jusqu’au cri sur la guitare Bossa, à la Getz dernière période, puis laisse advenir le cataclysme du solo de batterie de Mokhtar Samba. Portée par cette énergie Live, la rumeur publique finale enthousiaste en salue la fin.

Retour à une méditation flamenco avec l’introduction de « Souvenirs D’Espagne », sublimée par l’archet de Jérôme Marchand courant comme l’eau d’une rivière, puis le fleuve débouche à Cuba en Bossa Nova sur la flûte d’Orlando « Maraca » Valle (fondateur du groupe du même nom), au jeu très naturel et précis, plus proche des souffles des indiens que du jeu crié d’un Hermeto Pascoal.

Les dernières « Harmoniques », les plus puissantes, sont jouées Live, avec Louis Upane aux claviers scintillants d’étoiles sont à nouveau funky et collectives avec un saxophone rallumant les braises de l’impro comme Cannonball Adderley avec les Happy People d’Airto Moreira jusqu’au cri, entre ville et forêt, périphe et terre battue.

Aucun doute, « ça joue », comme disent les musiciens, avec la profondeur ethnique du flamenco ou de la bossa, mais porté à l’électrisante intensité du Rock ou du Funk, par la force collective du jeu entre ces musiciens émérites et inspirés.

Découverte , Funk-Jazz , Video

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