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[Jazz] Michel Hausser et son trio invitent Herve Meschinet au Festival de Jazz de Munster

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Connaissez-vous Michel Hausser ? Ce vibraphoniste de 81 ans toujours actif, natif de Colmar, est l’un des rares à s’exprimer dans le style bop de Milt Jackson, seul représentant de ce style pour l’instrument. Après avoir enseigné l’accordéon de 1947 à 1949, il part en tournée Europe en 1951 et s’installe à Paris en 1952, se produit avec Stéphane Grappelli et Henri Crolla, et en trio en 1957, au « Chat Qui Pêche », club Rue De La Huchette.

Premier vibraphoniste de Jazz français pour le référendum « Jazz Hot » en 1958, il rencontrera le saxophoniste, clarinettiste et flûtiste belge Bobby Jaspar comme accompagnateur du trompettiste Donald Byrd. Ils enregistrèrent en 1959 ensemble un disque avec le grand batteur Bop noir Kenny « Klook » Clarke, résidant à Paris, « Jeux De Quartes », avec Paul Rovère à la basse, d’abord publié sous le nom de « Phénil Isopropilamine » (premier nom de l’amphétamine à sa découverte, Jaspar s’intéressant à la pharmacologie). Mais profondément attaché à sa province natale, après une très belle carrière dans le Jazz tant comme accompagnateur que comme soliste et comme compositeur, Michel Hausser s’est fixé à Munster en 1970, où il enseigna, et monta il y a 21 ans le Festival de Jazz de Munster, y recevant des artistes continuant à faire vivre le vrai Jazz New-Orleans, Swing, Be Bop ou West Coast comme les maîtres qu’il a bien connus. Il forma son Trio avec Werner Brum à la contrebasse (« la différence avec un violon : la contrebasse brûle plus longtemps », plaisante Hausser) et Bernard Hertrich (« engagé pour diminuer la moyenne d’âge ») à la guitare en 1995 pour son disque « Blue Rose ».

Michel Hausser se produisait (« après avoir branché son vibraphone ») avec eux ce vendredi 2 mai à 21 h à La Salle Des Fêtes de Munster. Le trio était augmenté pour ce concert d’un batteur « d’Outre-Rhin », Olivier Strauch. Enfin, il y avait en invité Hervé Meschinet De Richemond, avec qui Hausser a souvent joué à Paris avec René Urtreger qui après des débuts comme sideman au saxophone et un premier album « Cannonblues » Django D’Or en 1998, s’est consacré sur son dernier album « Night in Tokyo » à son premier instrument, la flûte traversière, avec un quartette à la fois swinguant et urbain par le fender rhodes d’Alfio Origlio, l’un n’empêchant pas l’autre, comme le montre leur version de « Secret Love », et même un remix final très groove part un DJ.

Le concert commence par le standard « How High Is The Moon » dont Ella Fitzgerald donna des versions scats étourdissantes, commencé par un vibraphone scintillant de flocons musicaux neigeux, rejoint par la flûte traversière de Meschinet, au swing aérien à la manière de Bobby Jaspar sur un tempo plus rapide sur les bombes intempestives (apport du bop pour cet instrument) sans néanmoins négliger le tempo du batteur rappelant Kenny Clarke. Le solo de guitare est dans le style de Barney Kessel dans les accords barrés, qui avait débuté avec Charlie Parker lors de sa séance d’ « Ornythology » de 1946 à Los Angeles pour le label Dial de Ross Russell. Le solo de vibraphone qui suit cite d’ailleurs ce thème, que Milt Jackson avait joué avec Charlie « Bird » Parker et Dizzy Gillespie lors d’une précédente séance sur la Côte Ouest avant le retour du trompettiste. Ce qui est logique puisqu’ »Ornythology » est un décrochage improvisé du standard, que flûte et vibraphone achèvent en riffs oiseleurs sur des breaks de la batterie.

Suit une « nouvelle composition, avec un titre en un mot, « Hipnoses », mais attention pas Hypnosis (hypnose), alors en espérant que vous avez les nez assez « Hip » (branché au temps des caves de St-Germain Des Prés, des Zazous et de Boris Vian)). Le thème est bien Bop, gaiement introduit par Meschinet passé au saxophone alto, doublé de près par la guitare comme Stan Getz par Jimmy Rainey sur « Stan Getz Plays » ou en concert au Storyville, suivi par un solo de vibraphone élégant, amenant ses notes en cascade comme une avalanche de cristaux de neige sonore à nos oreilles, tout en restant construit comme chacun d’eux. Soudain Meschinet prend un solo de saxophone dans le style de Sonny Stitt (qui jouait comme Bird sans le savoir avant de l’avoir rencontré !) d’un bop enflammé mais bien ancré dans la tradition du rythm’n’blues noir, prend deux envolées Birdiennes à couper le souffle.

On se croirait au JATP (Jazz At The Philharmonic : concerts organisés à la manière des Jam Sessions de Kansas City par Norman Granz, futur fondateur des disques Verve, où les plus grands solistes jouaient ensemble. Celle, inaugurale, au Philharmonic auditorium de Los Angeles dont les fauteuils souffrirent de l’excitation du public, de 1946 et celle 1949 sont à recommander pour les rares échanges sur scènes entre Lester Young et Charlie Parker. Puis le JATP partit en tournée en Amérique, et en Europe dans les années 50s.). Suit le solo de guitare qui parfait l’illusion, puisque Barney Kessel tenait souvent la guitare du JATP, soutenu par le « tink-ti-boum » efficace de la batterie et la contrebasse, détachant de petites notes bluesy, puis égrènant des accords groupés. Ça fait du bien de voir une VRAIE guitare à peine amplifiée, sans distorsion aucune, avec une vraie caisse de résonance et ses deux trous qui ressemblent aux hanches d’un rêve, et pas un bout de bois « solid body » muni de fils à hautes tension branchés sur le secteur via une infinité de pédales aux effets parfois douteux. Le final, entre les bombes de la batterie, alterne gaiement riffs et retours au thème.

Mais Michel Hausser affectionne également dans ses compositions de nous faire voguer au gré de rythmes caraïbes, et est déjà l’auteur d’une « Samba Azul ». Tout d’abord, « puisque qu’Hervé adore imiter les petits oiseaux » sur sa flûte, une petite Samba/Bossa Nova, « Sambiña » (Petite Samba). Avec un air de déjà entendu, chez A(ntonio) C(arlos) J(obim) comme me le souffle mon père ou ailleurs, mais on ne lui doit que de bons souvenirs, mais il utilisait rarement des flûtistes, ou Hermeto Paschoal, dans un style crié autrement plus violent.

La pureté harmonique du jeu de Meschinet me fait plutôt penser aux choros (musique à peine rythmée aux influences classiques des années 20s) enregistrés par le flûtiste Brésilien Pixinguiña à partir de 1912, auteur de la chanson « Cariñoso », qui comme lui joua plus tard, dans les années 30s, du saxophone, devenant le premier soliste Brésilien sur cet instrument, et composa également des sambas pour le carnaval, souvent interprétées et enregistrées par l’orchestre de son beau-frère Umberto Texeira. Jouant avec trois mailloches (seul Gary Burton en a utilisé plus que quatre) et croisant parfois les mains en jouant à la manière des pianistes stride sur le rythme bossa de la guitare et une citation connue mais indéfinissable de la contrebasse, Michel Hausser joue dans ce contexte à la manière d’un Cal Tjader, vibraphoniste américain amoureux des rythmes latins qui engagea le percussionniste Cubain Mongo Santamaria. Arrive le solo de guitare sur le rythme samba de la batterie. En fait cette composition se fait de plus en plus personnelle au fur et à mesure, en nous faisant voyager par clins d’oeils dans les grandes pages du jazz d’influence Brésilienne.

On y retrouve en effet les qualités de la musique Brésilienne : le rythme, la belle mélodie empreinte de la mélancolie particulière de cette « saudade » (nostalgie) des marins des explorateurs portugais appliquée au raffinement harmonique des ballades du Jazz West Coast et le rythme légèrement dansant sans autre percussion que la batterie des sambas de carnaval adoucie dans les années 50s en « samba cançaõ » (samba chantée) par Antonio Carlos Jobim dans ses compositions enregistrées par João Gilberto sur ses premiers disques. Mais la fin, plus rythmée, me fait penser à un autre disque moins connu enregistré au début des années 60s, alors que Stan Getz n’avait pas encore enregistré « Desafinado » et que le nom de Jobim n’était encore connu que comme compositeur avant ses premiers disques sous son nom : le « Bossa Nova Groove » du pianiste argentin Lalo Schifrin (qui ensuite fit des musiques pour le cinéma et la télévision, comme celle de « Mission Impossible » utilisant également la flûte) avec Léo Wright au saxophone et à la flûte et Jimmy Rainey à la guitare.

Et finalement c’est peut-être mon disque de bossa nova instrumentale préféré, dont Jobim ne constitue qu’une portion congrue du répertoire (Desafinado, notamment), et celui que j’avais sur le bout de la plume durant toute cette "sambiña", car à la fois le plus Jazz (Hard-Bop Funky pour la première séance enregistrée avec Eddie Harris au saxophone) et le plus dansant par l’adjonction de la cabaça (percussion à graines) et de Jack Del Rio au pandeiro (simple tambourin mais à la palette très riche) déchaîné.

Arrive un « vieux morceau dédié au père de tous les guitaristes Manouches », « Django », plus tellement joué depuis la version réputée insurmontable du MJQ (Modern Jazz Quartet dont firent partie le vibraphoniste bop Milt Jackson, qui l’appela d’abord le « Milt Jackson Quartet » et son auteur le pianiste John Lewis, toujours impeccablement vêtus à la scène de smokings dignes des musiciens classiques, ce qui fit beaucoup pour la respectabilité du Jazz.).

En effet, l’introduction magnifique semble une adaptation des arpèges de Django en solo pour le vibraphone, ce qui la rend très émouvante, puis par en medium tempo, avec un irrésistible petit motif rythmique de la contrebasse sur deux temps répété plusieurs fois par Werner Brum entre les autres solos de guitare (rappelant que Barney Kessel a parfois joué avec le MJQ), puis de batterie tout en roulements allant presque jusqu’au contretemps, puis le thème est repris sur un tempo plus vif, Werner Brum, discret jusque là mais harmoniquement très ingénieux, brode un solo autour du motif, soutenu par quelques lamelles de rêve à trois baguettes, enfin les dernières notes de guitare un rien flamenco, et les dernières notes de vibraphone reprenant l’introduction en écho.

Dans l’intention de « varier les plaisirs », Michel Hausser laisse la scène à Hervé Meschinet au saxophone et à la section rythmique pour deux standards : « Star Eyes », de Charlie Parker et « Have You Met Jones »(« si oui, veuillez nous le dire », plaisante Hausser quittant la scène). Concernant « Star Eyes », qui se trouve un de mes thèmes préférés de Parker, j’ai le bonheur de constater que la version choisie est la seconde, reprise plus tard par Sonny Stitt, avec une minuscule introduction rythmique un rien latine et la trompette de Miles Davis en écho, qui fait un contraste heureux avec l’envolée lyrique du thème, absente de la première version avec Hank Jones, puis un superbe exposé du thème, solo Parkerien sur le tempo soutenu aux cymbales par la batterie entrecoupé de riffs Rythm’N’Blues puissants et final en batterie latine.

Nous sommes ensuite invités à « rencontrer Miss Jones », avec Mechinet à la flûte. Après l’exposé de cet agréable ballade, le solo de guitare rajoute une touche de Bossa Nova, tandis que la basse soutient les bombes de la batterie, avant un sol de la flûte entrecoupé de breaks, où Meschinet semble vouloir prendre son envol sur la pointe des pieds vers les oiseaux, puis utilise la technique du soufflé/crié doublé de façon presque diphonique avec sa voix commune à Eric Dolphy, à Rahsaan Roland Kirk et au sorcier brésilien barbu Hermèto Paschoal dans une course folle sur la rythmique. Le talent du flûtiste est justement d’être capable aussi bien de la justesse sage presque classique d’un Rampal ou d’un Jaspar ET de l’intensité de cette folie exotique à d’autres moments.

Michel Hausser revient pour une ballade de sa composition qui lui tient à cœur, ayant déjà donné son titre à son disque de 1995, et dédiée à son épouse Marie-Rose qui l’a toujours soutenu, « Blue Rose », belle mélodie de neige sur tempo lent, aux riches résonances prolongeant la frappe des touches du vibraphone. Elle me fait penser par sa finesse au « September In The Rain » du pianiste et vibraphoniste anglais George Shearing, avec Marjorie Hyams au vibraphone, avec cet aspect rêveur qui faisait évoquer à Alain Gerber les patineurs hivernaux de Central Park dans une émission sur New York où je le découvris, par ses miroitements glacés sous les étoiles où l’on retrouve ses joies enfantines hivernales, des bonhommes de neige aux joues rouges, même en ce printemps tardif. Le solo de guitare laisse perler quelques notes comme des gouttes de rosée sur cette « Rose Bleue ».

Ayant commencé sa carrière en 1948, et déposé ses compositions à la SACEM depuis1957, Michel Hausser est bien conscient que c’est « plus difficile aujourd’hui » pour les jeunes musiciens de Jazz, et les soutient. Il présente un jeune « trompettiste et bugliste » local qu’il invite à le rejoindre sur scène. Je pense immédiatement à Eric Theiller, d’Eguisheim, qui a souvent accompagné Jean-Michel Delune à Strasbourg, et c’est en effet lui qui arrive sur scène pour une composition du guitariste Bernard Hertrich : « We Remember Chet ». Connaissant le talent d’Eric Theiller dans le style émouvant du trompettiste, cela promet d’être beau.

En effet, il a vraiment le son de Chet dans son « Baker’s Holidays », avec ce « mellow of the sound » qu’il craignait d’altérer à la fin de sa vie en nettoyant l’instrument, d’après un ami interviewé dans un film tourné à la fin de sa vie, cette modulation tremblante dans les notes qui vous ravit l’âme par sa fragilité et la fêlure qui vous brise le cœur pour le consoler ensuite de toute sa tendresse. Soudain « a little be-bop here, a little be-bop there » (ainsi décrivait-il sa vie dans ce documentaire) pour le fantasme éternel d’être aussi « dur » que Miles Davis, alors que franchement il n’avait pas besoin de cela. Le final fait penser par la guitare à ses disques de Bossa Nova, de sa sublime version de « Retrato Em Branco E Preto » d’Antonio Carlos Jobim à son dernier disque avec le « Brazillian Boto Quartet ». Bel hommage à toutes les périodes du trompettiste disparu une nuit à Amsterdam le 13 mai 1988, il y a vingt ans, et je ne parle pas du chanteur, peut-être plus bouleversant que Sinatra par sa fragilité presque féminine.

Pour pallier à cette mélancolie qui pourrait être pesante, Michel Hausser nous invite à « faire la bamboula » sur l’un des rythmes les plus irrésistiblement dansants et festifs des Caraïbes annoncé par le nom de la composition : « Trinidad », où l’on joue, comme à Tobaggo, la Calypso (hélas un peu éclipsée en Jamaïque par le succès du Reggae). Le vibraphone, sur ce tempo très rapide, rappelle leurs « steel-bands », construits faute d’instruments pour fêter la fin de la seconde guerre mondiale avec des barils de pétrole des docks assemblés et martelés jusqu’à faire l’impressionnante palette de sonorités d’instruments à part entière. La flûte rapide de Meschinet revenu sur scène rappelle celles du « ra-ra » Haïtien et est efficace dans les riffs d’ensemble avec la trompette de Theiller qui prend le second solo, plus Bop sur ce tempo rapide, qui me rappelle que Chet, pendant une période de vache maigre, en fut réduit à enregistrer un « Chet and The Mariachis Brass Band », heureusement non réédité à ma connaissance !

Comme il faudra de toute manière revenir, Michel Hausser se propose de nous « servir le Bis d’office », avec un dernier thème bop « Burning The Midnight Oil », ce qui est logique au sortir des barils de Trinidad. Le thème rapide est truffé de citations de standards bop dans ses solos, donnant à Eric Theiller l’occasion de faire montre d’une plus large palette d’influences de Dizzy Gillespie à Miles Davis pendant le solo de vibraphone, puis à Clifford Brown, ce qui est rare, car celui-ci excellait aussi bien dans les ballades Cool que dans le Hard Bop le plus pointu sur tempos rapides avec Art Blakey puis le Quintette de Max Roach, mais disparut prématurément à 26 ans dans un accident de voiture, suivi de Meschinet à la flûte rappelant Gigi Gryce l’accompagnant en 1953 lors de sa première séance pour Blue Note sur un sublime « Easy Living », achevé d’un final des souffleurs à l’unisson sur les breaks d’Olivier Strauch.

Si ce concert m’a rappelé tant de bons souvenirs que je ne pouvais avoir que d’ouïe et par le disque ou les témoignages de Boris Vian ou d’autres contemporains, n’étant pas né alors, contrairement à Michel Hausser qui a eu la chance de rencontrer, de jouer avec ou de voir sur scène nombre de mes héros disparus, c’est dire l’exigence de celui-ci dans ses compositions et le choix de ses musiciens et de ses invités dans ce festival. Pour les plus jeunes, il est infiniment précieux que la pureté du Jazz de cette époque reste inaltérée, pour se souvenir que le Jazz a pu vivre dans cette évidence harmonique ouverte à tous les vents des Caraïbes avant d’être « free », d’être forcé au « Jazz-Rock » et autres « fusions » que j’apprécie par ailleurs. Mais il est essentiel parfois de revenir à la pureté de la source. Personnellement je me suis vraiment cru au JATP ou au club du « Caveau de la Huchette ». Evidemment, d’une humilité extraordinaire, l’homme ne releva pas le compliment à l’entracte.

PS : Les vidéos de Chet Baker sur "You Tube" sont bloquées par les ayant-droits, mais ceux qui voudraient entendre ce grand trompettiste et chanteur peuvent se connecter sur Radio Judaïca Strasbourg ce 8 mai de 21 à 22 h : mon émission Jazzology y sera consacrée.

Funk-Jazz , Strasbourg , Tribune libre

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