Les dernières chroniques de disques Hip Hop par Sebb. Drum-Bass est à la recherche d’un ou deux chroniqueurs/euses de disques, si ca te branche envoie un mail à danYdan.
30/04 - yes... Je viens de la voir jouer sur Lyon... C'est un vrai tueur.. Du pur son qu'on peut (...)
29/04 - Yop Alex je suis en effet un ancien junglist mais toujours partisan de la musique de Reinforced (...)
29/04 - salut Alex Twist !
Merci pour ton message ! Cette compil est effectivement un bon (...)
06/05 - The Herbaliser : Same As It Never Was
04/05 - Various Artists - Pilooski Edits
02/05 - H. Garden Feat Joi : Gentle Rain
02/05 - Computerincarnations For World Peace 2
18/04 - Mighty Joseph : Empire State
16/04 - Serge Gainsbourg : Annees Psychedeliques 1966-1971
[Jazz] Michel Hausser et son trio invitent Herve Meschinet
Steppah Huntah invite Marya Valetta
Les Badass Funkstarz lancent leur label "Badass 45"
1000 Names, Duo Electro-Hip Hop Bulgare
Steppah Huntah et Jimi Ténor Live
Hocus Pocus : Accoustic Hip Hop Quintet Live
- Session 122
- Session 121
- Session 120
- Session 119 with Marbert Rocel from Compost records
- Session 118 with Jan Siegmund
- Session 117 : Public Transit Special
- Session 116
- Session 115 :: avec Pablo Valentino -faces FR-
- Session 114
- Session 113 :: Guestmix by Dj Smoove
Les dernières chroniques de disques Hip Hop par Sebb. Drum-Bass est à la recherche d’un ou deux chroniqueurs/euses de disques, si ca te branche envoie un mail à danYdan.
Hip-Hop
Voici sept ans que New York est plongé dans une atmosphère paranoïaque avec son lot d’exclusion et de pauvreté. Si un certain hip hop mainstream participe au déclin général en gardant les yeux fermés, l’underground n’hésite pas à se faire rapporteur, parfois même sous des artifices métaphoriques à l’instar de Mf Grimm avec « The Hunt of Gingerbread Man » ou de ce premier projet cacheté Mighty Joseph. Futuriste du visuel jusqu’au son, dans un sombre décor, deux mc’s échangent leurs humeurs à propos des rues new yorkaises, témoignant en ces croisements de leurs cheminements personnels. Et quels mc’s ! Le premier, moitié de Cannibal Ox, révélation du début de siècle grâce à sa plume et son flow exceptionnels, n’est autre que Vast Aire. Le second à souvent fait résonner sa grosse voix auprès de Necro, High & Mighty ou El-P, confidentiellement reconnu sous le doux nom de Karniege, dit Karnage. Servis par les producteurs Madlib, Da Beatminerz puis J-Zone, nos deux compères font jaillir « Empire State » comme l’insecticide visant à faire plier le ver qui ronge "la grosse pomme".
Hip-Hop
Hi-Fidel, mc actif depuis le début du siècle, jeune baroudeur à l’imagination fantasque, préfère the company of wolves à celle des hommes. Exception à la règle, DJ Crucial, beatmaker touche à tout, se permet d’entrer dans cette réserve naturelle de hip hop indé, la dite F5 Records, afin d’approcher le rappeur. Des lors s’établit une relation par des échanges mutuels, l’un donne des prods aux variantes Soul/Jazz, à l’image du renouveau de la musique noire américaine, l’autre rend généreusement un flow paisible, reposant. Ainsi les instincts se fluidifient, se mélangent en une atmosphère délicatement jazzy, comme le témoigne ‘My Melody’ ou ‘Barbara Kruger’. Force est de constater que même la folie y est douce, ‘Gordo 3003’ (feat M.O Tep) en tête, comparable à du Kool Keith converti au ‘‘Madlib-isme’’, tout un programme. Epaulés par les jeunes loups Kent Cyclone, Black Spade puis du Pigeon John, Fidel & Crucial se présentent à nous avec un album mordant, à classer entre l’âge d’or Stones Throw et Count Bass D. Grrrrrr…
Future-Jazz, Hip-Hop, Jazz-Liberatorz, News
Composés de DJ Damage, DJ Dusty et Madhi, les Jazz Liberatorz jouissent d’une solide réputation forgée grâce à des exploits personnels (show, tape …), ainsi qu’à une série de maxis dont quelques collaborations de renom. Attendu par beaucoup, « Clin d’œil » est l’occasion pour le combo meldois de démontrer leurs aptitudes sur un premier long format et de coucher encore un peu plus la couleur de leur univers musical. Jazz !! Voici un mot qui domine tout le long de cet album, glissant de l’intro ‘Clin d’œil’ jusqu’aux interludes en formes d’hommages, se matérialisant sous les aspects de ‘When the Clock Ticks’ feat J.Sands, pour finalement nous éclater dans les oreilles avec ‘Qîdar’, un track remarquable servit par les musiciens du Soul Clan. On ne peut s’empêcher d’évoquer aussi l’âge d’or, pour le choix des samples, l’orientation des prods, ceci argumenté par la présence de FatLip (The Pharcyde), Sadat X ou Buckshot. ‘U Do’ feat Stacy Epps et ‘Speak The Language’ feat Lizz Fields abordent une direction plus suave, tendance nu soul, non sans rappeler une certaine Erikah Badu. Deux coups de cœur, ‘Indonesia’ feat Tableek et ‘Vacation’ feat J-Live. Un LP qui sent bon le classique du genre hip hop dit jazzy, mais laissons le temps parler ; et les Jazz Libs imposer leur identité, le son de Meaux-Town.
Hip-Hop
Alors destiné au succès, ce sont onze balles dans le dos qui vont changer le destin du Grimm Reaper en un parcours chaotique, entre fausses illusions et vraies luttes, voir le comic book Sentences : The Life of MF Grimm. Celui-ci reste pourtant animé d’idées lumineuses, développant son label Day By Day autour de concepts atypiques, tel « The Hunt for the Gingerbread Man » où il incarne un célèbre personnage de contes Anglais. Et c’est sous les traits d’un American gangster que nous apparaît le fictif bonhomme en pain d’épices, arme en main dans les rues d’un New York corrompu, sur une bande son hip hop dont ‘Head in the Clouds’, ‘My House’, ‘Fame’ ou ‘See No Evil’ sont les pulsations. Si sur le précédent opus « American Hunger », Grimm avait eu, malgré tout, énormément de mal à rebondir sans l’aide de son ex-associé MF Doom, le voici qui s’affranchit aujourd’hui.
Hip-Hop
Si le Canada exporte parfaitement ses chanteuses à forte voix, le pays sait aussi accueillir les compositeurs à fort talent. Mikhail Galkin est de ceux là Musicien à Moscou, il passe des cordes aux pads une fois les pieds posés sur Toronto. Mais c’est aux USA que les sons du Russe interpelleront Thes One (People Under The Stairs) avec, à la clef, une signature chez Tres Records pour un premier album, « One Day ». A dominance instrumentale, révélant une inébranlable musicalité, on a parfois l’impression d’un tour de magie qui réunirait quelques musiciens des 60’s, 70’s et le contemporain DJ Alibi. Ceux-là revisiteraient alors une soul pré-funk, époque ‘‘blacksploitation’’, sur ‘Tenth Round’ ; détourneraient vers le jazzy ‘When the Lights Get Low’, délivreraient une parfaite synthèse entre bossa nova et hip hop avec le titre ‘One Day’, puis aborderaient d’autres genres via les biens nommées ‘Eglinton West Blues’ et ‘Samba Internacional’ avant de s’éclipser. Apparaissent ensuite quelques breakbeats offensifs, de ‘React !’ à "Guns of Kabul", ainsi que les mc’s Insight, Giant Panda, Bamboombox ou Theo3, jeune coureur ‘For The Record’. Avec le lp « One Day », DJ Alibi signe d’une main de maestro un sans faute, s’imposant au passage comme le renouveau du beatmaking. A écouter d’urgence.
Hip-Hop
Les influences de Moar sont résolument tournées vers le jazz, la soul et le hip hop des 90’s. Cela transpire de tous ses sons, on flirt avec l’âge d’or, jusqu’à même reconnaître certains samples jadis utilisés outre atlantique. Mais loin de sonner ‘‘à la manière de’’, le beatmaker se fait même serviteur d’une certaine école du Rap Français, celle qui partage ses affections musicales, hors des modes du jour. En tête, Kohndo, référence du style, donne un honnête ‘Ma Définition’. Suit la relève, celle à surveiller de près, à l’image de Seisme (‘Rimes Infinies’ feat Specko), espoir underground depuis son maxi « Tha Real Book » ou de Daz-Ini, couchant ici sa nostalgie d’un flow aussi lancinant qu’est l’accompagnement. Madjir, lui, se taille la part belle en investissant trois titres dont les superbes ‘Mes Influences’ et ‘On Mérite Mieux’, venant achever un ouvrage très prometteur par ses artisans.